sábado, 24 de julio de 2010

ici

une chose semblable à un trou dans la poitrine. une imposibilité de se reconnaître ici, dans ce territoire, dans la maison où j'ai grandi. une difficulté de sentir la saveur des rues.

oui, oui, excuse-moi. vous avez raison. c'est vrai,
sont les mêmes rues, mais je ne peux pas.
les cristaux ne permettent pas le reflet.


une faculté oubliée de faire des amies, de rire sans mésure avec les gens.
une imposibilité de dire.
d'utiliser la langue.
de sentir.
d'oublier.
de retenir.
de revenir.

étrangère.
étrangère.
je suis étrangère de l'instant
(mais pas de l'instinct)

aillieurs
ailleurs
ailleurs
je suis ailleurs

où?

ailleurs. sans moi. pas ici. pas avec moi. n'importe où. ça m'importe, ça, ça.

-blessure


(une manière de crier sans faire du bruit)


tout le monde rit, rit, incansablement.
personne veut comprendre.

lui
la chaisse
l'oublie
la fragilité

on se regarde

il ne peut plus
il veut oublier.

on bavarde, pour passer le temps.
le temps c'est l'endroit de l'asphyxie.


.......................................................

............................
...................


on y va.

on y va où?

je veux dormir.

1 comentarios:

amanda dijo...

Y tras cada huida, en cada reencuentro volverá a pasarte lo mismo. Pasarán las horas lentas, inaprehensibles. Sentirás que nadie podrá entenderte como los de antes, que a nadie puedes contarle lo profundo de lo que has vivido (sólo con palabras vagas, vacías, sólo retazos). Pero con el morir de los días renacerá el sentimiento de pertenencia, ya no serás extranjera (la tierra siempre acoge a sus criaturas).
Lo único a lo que debes de verdad acostumbrarte es a vivir con la idea de no quedarte del todo. Una vez que te has ido ya siempre te acompaña, Maga.
Bon courage, mon amie!

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